08/08/2026
Trois feux de véhicule en l'espace de quelques jours. Trois départs d'incendie qui auraient pu être stoppés en quelques secondes.
Le 23 juillet dernier, un incendie se déclare près de Biscarrosse, dans les Landes, à la suite d'un feu de véhicule. Le 1er août, c'est un fourgon de livraison qui prend feu à Bayons (Alpes-de-Haute-Provence) : 48 hectares de pinède brûlés. Le lendemain, un véhicule s'embrase sur l'A61 près de Carcassonne : près de 100 hectares de végétation partent en fumée, des évacuations sont nécessaires, l'autoroute est coupée.
Trois scénarios dramatiques qui se répètent chaque été, partout en Europe : le feu naît dans l'habitacle, se propage à la végétation, et devient hors de contrôle avant même l'arrivée des secours.
Face à ce constat, j'ai déposé une question écrite à la Commission européenne. Elle porte sur trois leviers concrets :
✓ Évaluer l'opportunité d'imposer un extincteur embarqué adapté, au moins pour les véhicules de société.
✓ Intégrer cette question dans les travaux européens sur la sécurité routière et l'homologation des véhicules.
✓ Objectiver l'apport réel d'un tel équipement dans la limitation des feux d'origine véhiculaire.
Aujourd'hui, en France, l'extincteur n'est obligatoire que pour les poids lourds. Dans plusieurs États membres (Belgique, Pologne, Grèce), il l'est pour l'ensemble des véhicules immatriculés. Cette absence d'harmonisation européenne mérite d'être interrogée à l'heure où le risque incendie s'aggrave.