29/08/2026
𝗟𝗔 𝗙𝗘̂𝗧𝗘 𝗘𝗦𝗧 𝗙𝗜𝗡𝗜𝗘 — 𝗔𝗖𝗧𝗘 𝟭𝟯 : 𝗟𝗲𝘀 𝗳𝗼𝘂𝗿𝗯𝗲𝗿𝗶𝗲𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗚𝗼𝗺𝗲𝗻𝗲́
Le 17 juillet dernier, dans l'Acte 4 de « La fête est finie », je dressais le constat implacable des 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝗲́𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗚𝗼𝗺𝗲𝗻𝗲́ face aux 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝗰𝘁𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗰𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 subis dans sa commune.
Le 17 juillet dernier, le maire de Gomené a déposé 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗻𝘁𝗲 contre moi auprès de la gendarmerie nationale pour 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗮𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿 𝘃𝗼𝗶𝗲 𝗲́𝗰𝗿𝗶𝘁𝗲.
Le 17 juillet dernier, le maire de Gomené utilisait 𝘀𝗮 𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗲́𝗹𝘂 pour demander ni plus ni moins à sa population de 𝘀𝗲 𝗹𝗶𝗴𝘂𝗲𝗿 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲́𝗲 sur les réseaux sociaux. Voici le message rédigé par le maire de Gomené :
« Bonsoir,
Chers habitants de Gomené,
Merci de vous exprimer sur Facebook au message de la Crêperie-bar des Légendes.
Nous avons besoin de votre soutien !
Merci.
Merci de faire passer mon message !
Mickaël LEVEAU. »
La méthode Leveau, c’est l’art du 𝗰𝗼𝘂𝗽 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗶𝗴𝗻𝗮𝗿𝗱 en coulisses, du 𝗳𝘂𝘆𝗮𝗿𝗱 sur le terrain et du 𝗽𝗹𝗲𝘂𝗿𝗻𝗶𝗰𝗵𝗮𝗿𝗱 en façade.
Si Jean-Baptiste Poquelin était toujours des nôtres, nul doute qu'il lui aurait réservé un premier rôle.
À la tête de la commune depuis près de 20 ans, l'édile s'accroche à son mandat 𝘁𝗲𝗹 𝘂𝗻 𝗱𝗼𝗿𝘆𝗽𝗵𝗼𝗿𝗲 𝗮̀ 𝘀𝗮 𝗽𝗮𝘁𝗮𝘁𝗲.
Évidemment, les jours qui ont suivi, je me suis retrouvée envahie de 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗵𝗼𝘀𝘁𝗶𝗹𝗲𝘀 sur les réseaux sociaux pour m'expliquer à quel point j’étais nuisible et à quel point Mickaël Leveau était 𝘂𝗻 « 𝗯𝗼𝗻 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲 ».
Certains d’entre eux sont allés jusqu'à rédiger des lettres ouvertes. Il fallait 𝘀𝗮𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗼𝗹𝗱𝗮𝘁 𝗟𝗲𝘃𝗲𝗮𝘂.
Le 19 juillet, ses soutiens téléguidés obtiennent la 𝘀𝘂𝗽𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹'𝗔𝗰𝘁𝗲 𝟰 de « La fête est finie » sur Facebook.
Gonflés à bloc, ces mêmes habitants sont allés jusqu'à défendre la 𝗱𝗲́𝗿𝗼𝗯𝗮𝗱𝗲 𝗵𝗼𝗻𝘁𝗲𝘂𝘀𝗲 du charcutier à moto de Bourg-Blanc racontée dans l'Acte 7 de « La fête est finie ».
Charcutier situé à quelque deux heures de route de Gomené. En ce mois de juillet, 𝗶𝗹𝘀 𝗼𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲́ 𝗮̀ 𝗽𝗲́𝗱𝗮𝗹𝗲𝗿 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲 𝗱'𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲́𝗲.
Le 19 juillet dernier, le courage n’étant pas sa plus grande vertu, 𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗚𝗼𝗺𝗲𝗻𝗲́ 𝗲𝘀𝘁 𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝘁 de la mobilisation de soutien. Deux de ses conseillères municipales, dépêchées pour l’occasion, font 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲 devant la foule et redorer le blason terni du maire. Je ne reconnais là que trop bien la méthode Leveau. 𝗝’𝗮𝗶 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗱𝗶𝘁 𝗻𝗼𝗻.
Après avoir envoyé 𝘀𝗲𝘀 𝘀𝗯𝗶𝗿𝗲𝘀 au front, le maire de Gomené réapparaît dès le 23 juillet dans les colonnes de la presse locale. En bon notable républicain, il y appelle au calme et affirme « vouloir que cela s'arrête ». 𝗣𝗼𝗺𝗽𝗶𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗷𝗼𝘂𝗿, 𝗽𝘆𝗿𝗼𝗺𝗮𝗻𝗲 𝗹𝗮 𝗻𝘂𝗶𝘁.
Si le récit officiel semble rodé, 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀, 𝗲𝘂𝘅, 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝘁𝗲̂𝘁𝘂𝘀 : alors qu’il affirme par communiqué de presse, le 27 juillet, avoir porté plainte en réaction à des propos que j’aurais prétendument tenus lors du rassemblement le 19 juillet — propos que je n’ai évidemment jamais prononcés —, sa plainte était en réalité déjà enregistrée dès le 17 juillet, soit 48 heures avant la mobilisation.
Quand les 𝗺𝗲𝗻𝘀𝗼𝗻𝗴𝗲𝘀 sont cousus de fil blanc, la chronologie finit par déchirer le tissu.
Il entretiendra également le mensonge selon lequel j'accuserais tous les habitants de Gomené de racisme.
C’est évidemment faux. Qu'il existe 𝘂𝗻 𝗻𝗼𝘆𝗮𝘂 𝗱𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗮𝗰𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 enracinés dans la commune n’est un secret pour personne, mais je n'ai jamais fait d'amalgame.
𝗧𝗮𝗿𝘁𝘂𝗳𝗳𝗲 pour l’hypocrisie, 𝗦𝗰𝗮𝗽𝗶𝗻 pour la combine, 𝗛𝗮𝗿𝗽𝗮𝗴𝗼𝗻 pour le pouvoir : l’homme réussit l'exploit de jouer les trois rôles à la fois.
Le 10 août, j'ai été 𝗮𝘂𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲 par la gendarmerie suite à la plainte du maire de Gomené concernant l'Acte 4 de « La fête est finie ». J'ai 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲́ 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗽𝗮𝗿 𝗽𝗼𝗶𝗻𝘁 mes propos. Procédure oblige, mes empreintes ainsi que des photos de face et de profil ont été effectuées.
Le 11 août, l’Acte 4 réapparaît sur Facebook. Si l’algorithme, saturé de signalements coordonnés, avait temporairement retiré la publication, 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗮 𝘁𝗿𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲́ : aucune règle de la plateforme n'a été enfreinte et il s'agit bel et bien de liberté d’expression.
Je tiens à remercier chaleureusement les habitants de Gomené qui n’ont pas hésité à me faire parvenir le message du maire. 𝗟𝗮 𝗹𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗻𝗲 𝘀’𝗲́𝘁𝗲𝗶𝗻𝘁 𝗷𝗮𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗹𝗲̀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁.
𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝘀𝗶𝗻𝗴𝗲. 𝗝𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗝𝗼𝗲̈𝗹𝗹𝗲, 𝗹𝗮 𝗰𝗿𝗲̂𝗽𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗚𝗼𝗺𝗲𝗻𝗲́. 𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗺𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝘇.
« 𝘓𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘳𝘢𝘨𝘦, 𝘤'𝘦𝘴𝘵 𝘥𝘦 𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦𝘳 𝘭𝘢 𝘷𝘦́𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘥𝘪𝘳𝘦 ; 𝘤𝘦 𝘯'𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘥𝘦 𝘴𝘶𝘣𝘪𝘳 𝘭𝘢 𝘭𝘰𝘪 𝘥𝘶 𝘮𝘦𝘯𝘴𝘰𝘯𝘨𝘦 𝘵𝘳𝘪𝘰𝘮𝘱𝘩𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦. » — Jean Jaurès
« 𝐴𝑛𝑡𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑏𝑟𝑎𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑜𝑢𝑏𝑙𝑎𝑟 », plutôt casser que plier.