Crêperie-Bar des Légendes

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28/10/2026

𝗟𝗮 𝗯𝗮𝘁𝗮𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗦𝘁𝗮𝗹𝗶𝗻𝗴𝗿𝗮𝗱

Partie de Bretagne avec un train retardé, me voilà in extremis à Paris pour le début du rassemblement contre le racisme Place Stalingrad.

Plusieurs milliers de personnes ont répondu à l'appel. Fred est là, un ami précieux qui partage sa vie entre la région parisienne et le secteur de Loudéac.

Tout juste le temps de saluer les organisations présentes, que l'on me demande de rejoindre une zone réservée — une sorte de « carré VIP » protégé par des barrières et un service d'ordre.

On m'annonce que je vais prendre la parole dans les minutes qui suivent. C’est là, parqués dans cet enclos officiel, que se pressent de nombreux politiciens arborant leurs écharpes tricolores.

Ils appartiennent à la gauche dite républicaine ; je reconnais Raphaël Glucksmann, candidat officiel du Parti Socialiste pour la prochaine élection présidentielle, entouré d’Audrey Pulvar, de Boris Vallaud et son épouse Najat Vallaud-Belkacem, d’Olivier Faure, de Jérôme Guedj et bien d'autres.

En revanche, aucun représentant de LR, du RN ou de LFI à l'horizon.

La tension monte d'un coup. Les regards et les invectives d'une jeunesse en colère se cristallisent sur les écharpes tricolores. Les slogans fusent, cinglants : « Tout le monde déteste le PS ! », « Cassez-vous, les bobos ! ». La situation menace de basculer.

Comprenant que la situation leur échappe, Raphaël Glucksmann et ses proches se résignent à battre en retraite. Ils partent sans un mot, sous l'oeil de mon smartphone. Les jeunes poussent. Le service d'ordre peine à les contenir.

Sur scène, l'ambiance est également électrique : Emmanuel Grégoire, le Maire de Paris, se fait siffler sans retenue. Ali Rabeh, le maire de Trappes, lui est est chaleureusement ovationné pour ses prises de positions claires.

Me voilà sur scène. Vêtue de ma marinière, mes pensées vont à la Bretagne et au combat mené depuis des mois, le vent souffle, la colère gronde.

Je ne vous cache pas que je suis bien évidemment fatiguée après ces semaines de lutte et d'isolement mais voir cette foule majoritairement composée de jeunes gens révoltés par la haine raciste devant moi et qui veulent l'exprimer me fait chaud au coeur.

Béatrice Bellay députée de la 3ème circonscription de la Martinique, celle d'Aimé Césaire et Dieynaba Diop députée des Yveline sont présentes. Elles prendront courageusement la parole. Dominique Sopo, président de SOS Racisme est le Maître de cérémonie.

Au micro, j'ai tout d'abord apporté mon soutien plein et entier aux victimes et à leur famille.

Puis, j'ai voulu porter un message simple venu de Gomené, ce petit village breton aujourd'hui connu de tous : le racisme n'a sa place nulle part et il faut le combattre de toutes ses forces.

Que malheureusement, la gangrène raciste s'est infiltrée partout, même en Bretagne, bastion qu'on a longtemps cru préservé.

Qu'à Trappes et à La Verrière, quelques jours plus tôt, les mots étaient devenus des balles, que le racisme s'est décomplexé et qu'il Il a muté en assassin.

Qu'il fallait regarder le racisme toujours droit dans le yeux, ne jamais baisser la tête, ne jamais rien accepter, ne jamais reculer. Et qu'il fallait se battre encore et toujours.

J'ai rappelé que nous ne sommes pas des singes, que nous ne sommes pas des cibles et que les silences des élus face au racisme étaient complices.

Que ce combat, nous le devions aux victimes du racisme, notamment à Pengo, tombé sous les balles pour sa couleur de peau à l'âge de 26 ans, pour les générations futures et pour tous ceux qui se sont battus avant nous pour notre dignité.

N'appartenant à aucun parti politique et n'étant pas une militante professionnelle, je garde ma pleine liberté. Je suis la crêpière de Gomené, une femme déterminée à lutter contre le racisme et qui ne plie jamais. Mon message a été reçu avec bienveillance.

Sur le chemin du retour vers la Bretagne, les images fusent dans ma tête, les tensions et la colère qui traversent notre pays me paraissent si palpables que j'ai l'impression qu'il est 23 h 59 à l'horloge de notre société, et que minuit sonnera l'heure du chaos total.

2 crêpes 2 ambiancesFée Margot, pour les amoureux du caramel beurre salé & du chocolat Fée Viviane, un zest de fraîcheur...
27/10/2026

2 crêpes 2 ambiances

Fée Margot, pour les amoureux du caramel beurre salé & du chocolat

Fée Viviane, un zest de fraîcheur citron, menthe & Vodka

26/10/2026
Place Stalingrad. Mobilisation contre le racisme. Je prendrai la parole à  20h. Ne jamais plier. Toujours combattre.
26/10/2026

Place Stalingrad. Mobilisation contre le racisme. Je prendrai la parole à 20h. Ne jamais plier. Toujours combattre.

𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗯𝗲𝗮𝘂𝘅Après cette mascarade de collectif antiraciste de Gomené, place au soi-disant collectif du 22. Vos ...
26/10/2026

𝗟𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗿𝗯𝗲𝗮𝘂𝘅

Après cette mascarade de collectif antiraciste de Gomené, place au soi-disant collectif du 22.

Vos boycotts, vos appels anonymes, vos fausses réservations, l'ouverture de mon courrier et vos tentatives de modification de ma page Google n'y changeront rien.

Vous ne me ferez jamais plier. Je suis chevalier.

D'hermine, à cinq fusées de gueules, accolées et rangées en bande
Ante que brar que doublar

Fanm doubout
25/10/2026

Fanm doubout

25/10/2026

Saint-Jacques. Baie de Saint-Brieuc 🩷🩷

𝗥𝗗𝗩 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗦𝘁𝗮𝗹𝗶𝗻𝗴𝗿𝗮𝗱 𝗮̀ 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗮̀ 𝟭𝟵𝗵Face aux drames de Trappes et de La Verrière, impossible de détourner mon reg...
25/10/2026

𝗥𝗗𝗩 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗦𝘁𝗮𝗹𝗶𝗻𝗴𝗿𝗮𝗱 𝗮̀ 𝗣𝗮𝗿𝗶𝘀 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗶𝗻 𝗮̀ 𝟭𝟵𝗵

Face aux drames de Trappes et de La Verrière, impossible de détourner mon regard ou de me taire.

Ce que je redoutais est arrivé : le racisme s'est décomplexé et il a tué.

𝗣𝗲𝗻𝗴𝗼, un jeune homme de 26 ans, a perdu la vie à cause de sa couleur de peau. D'autres, dont 𝘂𝗻𝗲 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝟭𝟮 𝗮𝗻𝘀, luttent aujourd'hui pour survivre.

On va nous dire que c’est un acte isolé commis par un fou. C’est faux. Nous avons passé un point de bascule que beaucoup d'entre nous voyaient arriver.

Les mots de haine viennent de se transformer en actes mortels.

Personne, absolument personne, ne devrait avoir à craindre pour sa vie à cause de ce qu'il est.

Alors, nous devons faire bloc. Refusons ce glissement. Ce n’est pas à la haine de décider qui a le droit d’exister.

Le racisme gagne du terrain, ne cédons rien. Se battre pour le faire reculer est une nécessité. Ne laissons plus rien passer. Soyons solidaires, soyons unis, soyons visibles.

Parce que nous ne sommes ni des singes, ni des cibles, je serai à Paris ce lundi à 19h, 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗦𝘁𝗮𝗹𝗶𝗻𝗴𝗿𝗮𝗱, pour le rassemblement citoyen contre le racisme.

J'y serai pour apporter toute ma force et mon soutien aux victimes ainsi qu'à leurs familles. Je compte sur vous. Soyons nombreux.

𝗣𝗹𝘂𝘁𝗼̂𝘁 𝗰𝗮𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗹𝗶𝗲𝗿.

𝗠𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗮 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗮𝘂On a vu hier à Trappes l'aboutissement tragique de la haine et du racisme décomplexé. Un jeu...
24/10/2026

𝗠𝗼𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝘀𝗮 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝗲𝗮𝘂

On a vu hier à Trappes l'aboutissement tragique de la haine et du racisme décomplexé.

Un jeune homme de 26 ans est tombé sous les balles, et cinq autres personnes ont été blessées. Je suis, bien évidemment, particulièrement touchée.

Nous avons atteint un stade inédit. Le racisme décomplexé de ces dernières années a tragiquement muté en un acte planifié : 𝘂𝗻 𝗮𝘀𝘀𝗮𝘀𝘀𝗶𝗻𝗮𝘁.

À Gomené, j'observe depuis des mois ce racisme dégoulinant se concrétiser par des actes : des jets de crêpes au visage, des cris de singe, des slogans abjects tels que « les Noirs à l'abattoir », une réunion publique où se sont tenus des propos xénophobes, ou encore une pierre jetée en pleine nuit dans les vitres d'une femme noire vivant seule avec ses enfants.

J'avais alors alerté la municipalité en prévenant : « Ça commence par une pierre, ça finit par une corde. » On m'a alors demandé de regarder ailleurs.

Nous y sommes. En France, en 2026, ce jeune homme a perdu la vie parce qu'il était noir, tout comme il n'y a pas si longtemps, d'autres la perdaient parce qu'ils étaient juifs.

Face à cela, deux options se présentent : se taire ou se battre. J'ai choisi la seconde. Mon cas personnel importe peu. Ce qui compte désormais, c'est le signal que nous envoyons collectivement.

Accepter de baisser la tête face à l'intimidation, tolérer que les injures racistes deviennent le quotidien d'un pays, c'est laisser la place à ceux qui rêvent d'une société de tri et de terreur. Parmi eux, il est inévitable que d'autres passent à l'acte si rien n'est fait.

Il faut aussi pointer du doigt ces élus qui gardent le silence face au racisme, qui laissent faire et simulent la cécité par pur calcul politique, jusqu'à ce que le drame arrive.

C'est l'essence même de mon combat : s'attaquer frontalement au racisme et à ses silences complices. On me reproche parfois cette méthode en prétendant que je me trompe de cible. Le tueur de Trappes, lui, n'a pas raté la sienne.

La mort de 𝗣𝗲𝗻𝗴𝗼 𝗕𝗼𝘀𝘀𝗶𝗼 𝗪𝗮𝗻𝗴𝗶, que la haine raciste a brutalement arraché à la vie, doit nous réveiller. Nous devons dire stop, combattre et ne jamais plier.

Adresse

2 Rue Du Porhoët
Gomené
22230

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