09/23/2026
Cette curiosité et cette qualité d'écoute seront au fondement de nos échanges ce vendredi !
Élections provinciales : agora politique au fournil
🗳️ Venez discuter de ce qui vous touche, de vos enjeux et de ce qui alimente nos réflexions politiques à l'approche du vote. Pas de débat partisan, juste un espace bienveillant pour échanger et s'écouter.
🗓️ Ce vendredi dès 19 h au fournil. Bienvenue à tou.te.s !.
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AVOIR RAISON OU ÊTRE EN PAIX ?
Lorsque mon calme intérieur dépend du fait que l'autre valide mon point de vue, c’est comme si je lui donnais la télécommande de mon état émotionnel. S'il refuse d'acquiescer, d’adhérer, mon calme s’envole et je ressens de la frustration, de la colère ou de l'impuissance. Lorsque je ne cherche plus à convaincre, je retrouve ma souveraineté sur mes émotions : l'avis de l'autre, c’est la vie des autres.
Vouloir avoir raison vient, je crois, d'une peur sous-jacente : celle que notre vision des choses (et donc notre valeur ou nos besoins) soit invalidée, piétinée, si l'autre ne la partage pas. On a parfois la croyance que si on abandonne l’argumentation, cela veut dire que l’on abandonne nos valeurs ou que les valeurs de l’autre auraient gagné sur les nôtres.
Quelle liberté quand je me rappelle que l’opinion de l’autre parle de ses besoins, et que ma vision des choses témoigne aussi de mes besoins. Et même si nous sommes en désaccord, nos expériences de vie sont légitimes et peuvent coexister. Renoncer à « avoir raison » signifie surtout renoncer à faire de l'adhésion de l'autre une condition de ma paix intérieure.
Le désir d'avoir raison dresse un mur entre soi et les autres : on ne discute plus pour se comprendre, mais pour « gagner ». En lâchant ce désir de gagner, de convaincre, je retrouve la curiosité (écouter l'expérience de l'autre sans qu’elle remette en question mon expérience) et qui sait, peut-être que je redécouvrirai des choses que je n’avais pas envisagées jusqu’alors…
En somme, la liberté commence lorsque je passe d'une logique de lutte de pouvoir (où la valeur de soi dépend de la défaite de l'autre) à une logique d'autonomie intérieure (où chacun a le droit d'avoir son vécu).
Pour autant, l'autonomie intérieure n’est pas non plus le fait de devenir neutre face à tout. On pourrait vite tomber dans une injonction d’accueil inconditionnel : « tout le monde a raison, il ne faut pas juger ».
Pour moi, la liberté consiste surtout à lâcher la pression ( sur moi et sur l’autre) consistant à vouloir convaincre. Je suis libre quand je sais prendre soin de ce qui se passe en moi lorsque quelque chose me heurte. Je suis libre quand j’arrive à choisir d’écouter ce qu’il y a derrière tes mots. Je suis libre quand je me rappelle que nous tentons tous de satisfaire nos besoins. Je suis libre quand je me souviens qu’il y a d’autres manières de fonctionner que gagner ou perdre.
Et pour toi, est-ce important d’avoir le dernier mot dans un échange ?
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Et quand je n’arrive plus à écouter avec curiosité, c’est que j’ai besoin d’empathie. Pour m’aider il y a le « le kit d’auto-empathie minute « à découvrir ici : https://apprentie-girafe.com/produit/kit-auto-empathie-minute-a-imprimer/