10/15/2026
« T’es chanceuse, ton entreprise fonctionne bien ! »
Si vous saviez combien de fois j’ai entendu cette phrase…
Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter ce qu’il y a derrière cette fameuse « chance ».
Cette photo date d’il y a 10 ans. À cette époque, j’avais trois emplois, j’allais à l’école et j’avais un rêve : ouvrir ma propre pâtisserie.
Mes journées commençaient tôt. J’ouvrais le restaurant Le Café du Théâtre pour servir les déjeuners et dîner jusqu’à 15 h.
Je mangeais rapidement dans mon auto avant de me rendre à l’école de pâtisserie, où je terminais à 22h30. Pour finir travailler au bar dans la même journée.
Les fins de semaine, je travaillais comme serveuse le jour et au bar le soir au Doric et au Lexus.
Et le lendemain matin, à 8 h, j’étais de retour pour servir deux œufs bacon, avec le sourire !
Je ne comptais pas mes heures. Je comptais sur mon avenir.
Pendant que certains voyaient simplement une fille qui travaillait beaucoup, moi, je savais exactement pourquoi je faisais tout ça.
Je voulais ma pâtisserie. Je voulais bâtir quelque chose qui m’appartenait. Je voulais prouver qu’avec de la détermination, même les rêves qui semblent impossibles peuvent devenir réalité.
Dix ans plus t**d, Pensée Gourmande est là.
Mais ce que les gens ne voient pas toujours, ce sont les sacrifices, les nuits sans sommeil, les inquiétudes, les échecs, les risques financiers et toutes les fois où j’ai dû me relever.
Et encore aujourd’hui, je fais énormément de sacrifices. Parce que mes ambitions ne se sont pas arrêtées le jour où j’ai ouvert ma pâtisserie.
J’ai encore des objectifs, des projets et des rêves beaucoup plus grands.
Je ne raconte pas mon histoire pour qu’on me félicite d’avoir travaillé autant. Je la raconte parce que j’aimerais que les jeunes comprennent une chose :
Votre situation d’aujourd’hui ne détermine pas votre avenir.
Vous n’avez pas besoin de tout avoir pour commencer. Vous avez besoin d’un objectif, de discipline, de courage et de persévérance.
N’ayez pas peur de commencer au bas de l’échelle. N’ayez pas peur de vous tromper. Et surtout, ne laissez personne vous faire croire que vos rêves sont trop grands.
Le succès ne se construit pas rapidement. Parfois, il prend des années. Et même quand on pense avoir réussi, il reste encore tellement à apprendre.
Il y a 10 ans, je courais entre trois emplois et l’école avec le rêve d’avoir ma pâtisserie. Aujourd’hui, je cours encore… mais cette fois, c’est pour faire grandir celle que j’ai bâtie.
Alors oui, je suis chanceuse. Chanceuse d’avoir eu la force de persévérer, d’avoir rencontré des gens qui ont cru en moi et d’avoir des clients qui m’encouragent chaque jour.
Mais je sais aussi une chose :
La chance peut ouvrir des portes. Le travail acharné, la détermination et la persévérance nous permettent d’aller beaucoup plus loin.
Sarah xx