Le Nandrinois Olivier François a reçu l'insigne d'argent de Lauréat du Travail . Depuis 20 ans, il est aux fourneaux d'une boulangerie renommée. Olivier François, Nandrinois, vient d'être couronné d'un titre honorifique : l'insigne d'argent de Lauréat du Travail de Belgique. Une récompense qui salue ses 35 ans d'activité dont 20 à la tête de la « Boulangerie François » installée Grand Route à Flém
alle. Un commerce qui ne désemplit pas tant la renommée dépasse les frontières liégeoises et hutoises. On vient chercher son pain d'Andenne, de Bastogne et même d'Arlon... Le Nandrinois, artisan jusqu'au bout des ongles, est tombé dans la farine depuis son plus jeune âge puisque son grand-père, et ensuite son père, a tenu la barre de l'établissement, déjà bien côté à l'époque. « À 12 ans, je leur prêtais main forte, le week-end. J'adorais ça... » Très vite, Olivier marche dans les pas de son tuteur et réalise au sein de la boulangerie familiale trois ans d'apprentissage et deux ans de patronat. Mais, assidu et curieux de nature, il veut encore se perfectionner, auprès de «pointures» du secteur. Pendant deux ans, il a sillonné la France et la Belgique, se formant auprès de Monsieur Jamaigne, chocolatier et glacier de Vinalmont, chez Lenotre à Paris, au Chêne Madame à Neuville, chez Jacques Saye à Mons. Une école de terrain où il a tout appris sur le chocolat, les entremets modernes, la pâtisserie, les mélanges d'arôme... « J'ai ensuite transposé tout ça ici à Flémalle, en adaptant les produits aux Liégeois, qui mangent par exemple beaucoup plus sucrés qu'ailleurs. Je voulais apporter à notre boulangerie une touche de modernité ». En 1997, il a même été reconnu « Meilleur Artisan » par sa Fédération. Dans le respect de la tradition
Aujourd'hui, ce papa de trois filles travaille toujours sur base d'une fabrication artisanale, dans le respect des traditions et des produits naturels. Six jours sur sept, sans compter ses heures. Produits frais, pesée manuelle, cuisson sur platine ou sur sole, tout est fabriqué «à l'ancienne» et «à la main». Même les pétrins sont ceux qui servaient jadis à son grand-père. Le goût et l'odeur ne trompent pas... Ce qui n'exclut pas l'innovation et une remise en question perpétuelle. « Avec la mode des régimes et les nombreuses allergies alimentaires, je voulais offrir un pain au gluten. Pour concocter la recette, j'ai consulté sites Internet, diététiciens, magasins bio... »
Farines du moulin de Ferrieres à Fumal, moulins du Val Dieu, Moulin Bourgeois, et Doschemills, tant farines locales issues de l agriculture biologique, que farines non additivées en circuit court pour réaliser sa production. Depuis quelques années pour répondre à une demande de plus en plus grande d une clientèle exigente vous le retrouverez en personne sur les petits marchés de producteurs de la region ( Comblain, croc local, Faimes Berloz, Geer, Donceel les vendredis, Aywaille marchés artisanaux de la pleine lune et beaucoup d autres. Son désir le plus cher : conserver la taille humaine de son entreprise qui emploie 4 à 6 personnes selon la saison . « Si on agrandit, on perd en qualité. Nous ne voulons pas franchir ce pas ». Passionné, le boulanger nandrinois aime aussi ouvrir la porte de son atelier aux curieux. « Certains ont même appris ici à faire leur pain eux-mêmes ».