03/06/2026
VISITE au GOLF du PALINGBEEK (CHÂTEAU MAHIEU)
Excellent accueil au Club House du Golf
Une plaquette en néerlandais et anglais est remise, elle permet aux golfeurs intéressés d’avoir des explications historiques sur ce lieu chargé de mémoire.
Quand on regarde la carte murale on s’aperçoit que le golf est entièrement installé sur le champ de bataille de 14-18. Sur cette carte est présenté le golf initialement prévu mais plusieurs extensions ont fortement agrandi celui-ci. Étant donné le nombre de corps déjà retrouvés lors des fouilles préventives à l’agrandissement des parcours de golf, on peut supposer qu’il doit rester de nombreux corps encore enterrés ; ce terrain est pratiquement un mémorial.
Dans le hall est exposée, en plus de la carte murale du golf, la statue de Michel et Auguste Mahieu fils d’Auguste Mahieu, maire d’Armentières de 1878 à 1881, industriel-confectionneur.
Cette statue est la réplique de celle installée à Armentières au 32 rue Jean Jaurés.
Dans le couloir principal sont exposées les photos retraçant le passé du château construit par la famille Mahieu qui a acheté un ancien château qui a été rasé et remplacé par un luxueux château en pierre blanche qui lui, fut détruit pendant la Guerre 14-18 et non reconstruit.
L’histoire de ce château et de ses propriétaires peut être lue sur : http://www.wo1.be/nl/geschiedenis/gastbijdragen/personen/auguste-en-michel-mahieu
Le texte est en néerlandais mais peut être affiché en anglais
Traduction de la plaquette remise par Deep.com/fr/translator
Les visites du green ne sont pas autorisées à cause des b***es……de golf
Bienvenue sur le domaine historique du Golf & Country Club De Palingbeek. Depuis des temps immémoriaux, un manoir se dressait à cet endroit. Le manoir d'origine – que l'on appelle partout dans la région le « château des voleurs », car la tradition veut qu'il ait été le repaire du banditisme local – a disparu depuis longtemps. Bon nombre de ses successeurs ont également connu une triste fin. La Grande Guerre de 1914-1918 a notamment porté un coup fatal à l’impressionnant château de la famille Mahieu, connu des Britanniques sous le nom de « White Chateau » et des Allemands sous celui de « das Bayernschloss ». L'actuel club-house a également été étroitement impliqué dans les violents combats qui se sont déroulés ici pendant la Seconde Guerre mondiale.
En hommage aux innombrables victimes tombées sur ce terrain de golf lors de ces deux conflits, plusieurs des sites historiques les plus importants ont été dotés de panneaux explicatifs. Ces panneaux se trouvent sur ou à côté des tees des trous concernés. Ils renvoient à cette brochure, où vous trouverez plus d'informations sur le site en question.
Nous vous souhaitons une agréable exploration sportive et culturelle de notre terrain.
Trou n° 1 : WHITE CHATEAU OU « DAS BAYERNSCHLOSS »
Juste au-dessus des bois, sur la droite de ce trou, vous apercevrez ce qui reste du château autrefois majestueux de la famille Mahieu. Ce château a été construit dans le style Renaissance pendant les années fastes de la « Belle Époque », mais a été peu après entièrement détruit par les innombrables bombardements de la Grande Guerre. Pendant la guerre, les Britanniques surnommèrent le bâtiment « White Chateau », en raison de l'abondance de pierre blanche utilisée dans sa construction. Les Allemands, quant à eux, rebaptisèrent ce même château « Bayemschloss », en mémoire du 2e Corps Bavarois qui s'en était emparé en novembre 1914 et qui fut déployé dans ce secteur jusqu'en 1917. Le château resta aux mains des Allemands jusqu’au 7 juin 1917. Il fut alors pris d’assaut et capturé par les 6e et 7e bataillons du London Regiment. Au cours de cette opération, 80 hommes de la 8e compagnie du 61e Régiment d’infanterie allemand furent faits prisonniers. Un petit groupe sous les ordres du lieutenant Hennig tenta une dernière résistance et fut exterminé jusqu'au dernier homme. Ce drame sanglant se déroula à l'endroit qui est aujourd'hui le fairway tranquille du trou n° 18.
Trou n° 2 : SPOIL BANK ET LE PONT DE FER
En 1863, on avait commencé à creuser un canal entre Ypres et Comines. Pour percer la crête de Hollebeke, il a fallu creuser une tranchée d'une profondeur exceptionnelle de 17 mètres. La terre excavée a été déversée à gauche et à droite de la tranchée, créant ainsi de hauts talus sur les deux rives. La terre accumulée sur la rive sud du canal – à côté des fairways actuels des trous n° 2 et n° 16 – fut baptisée « Spoil Bank » par les Britanniques pendant la Grande Guerre. En En juin 1917, cette zone fut le théâtre de violents combats au corps à corps entre les 21e et 23e bataillons du London Regiment et la 9e compagnie du 61e Régiment allemand.
Dès le tout début, les travaux sur le canal furent marqués par des revers et des difficultés. Cela était principalement dû au sol instable composé d'argile bleue. On devait constamment faire face à des effondrements. En 1909, une dernière tentative fut entreprise pour mener le projet à bien. Pour couronner l'ouvrage, un élégant pont métallique devait être construit sur les hautes berges du canal. Ce pont devait se situer à hauteur de l'actuel sentier entre le terrain de golf et le domaine provincial, juste avant le tee du trou n° 2. Malheureusement, la redoutable argile bleue allait à nouveau avoir le dernier mot. Au bout de quelques années, les tuyaux se sont déplacés vers l’extérieur, ce qui a provoqué une fissure progressive du pont, qui a fini par s’effondrer en 1913. Était-ce là un présage des terribles événements qui allaient se produire à cet endroit au cours des années suivantes ?
Trou n° 3 : L'ARBRE DU CHRIST
À quelques pas du chemin entre les trous n° 2 et n° 3 - à une cinquantaine de mètres dans la forêt – se trouve l'un des rares chênes à avoir survécu à la Première Guerre mondiale. Ce grand chêne a probablement été planté vers 1830, lors de l'aménagement du parc autour du château. À l'instar du reste du parc, il ne restait plus grand-chose de cet arbre après la grande bataille de 1917, mais comme par miracle, il a repris vie après l'Armistice.
Pendant la Seconde Guerre mondiale également, l'arbre a beaucoup souffert. Lors des combats qui ont marqué la retraite vers Dunkerque en 1940, il a de nouveau été touché de plein fouet, ne laissant derrière lui qu'une souche à hauteur d'homme. Une nouvelle pousse a alors jailli de cette souche meurtrie, conférant à l'arbre actuel sa forme singulière de Christ crucifié. Cette forme est bien réelle dans les entrailles du tronc, mais elle a été mise en valeur par l'ajout de clous et d'une peinture blanche.
La tradition veut que deux soldats écossais tombés au combat en 1940 aient été enterrés à l'époque au pied de l'arbre. Une simple croix commémore leur ancienne sépulture.
Trou n° 8 : PANORAMA
Le panneau d'orientation situé au départ des hommes qui offre une vue panoramique exceptionnelle sur la plaine du nord de la France, illustre parfaitement l'importance stratégique de la crête sur laquelle se trouve le Golf & Country Club De Paingbeek.
C'est ici (près de la ferme Jardine) que le Sepoy Khududad Khan, du 129e Baluchi régiment, a mérité la première Victoria Cross (la plus haute distinction britannique). Le 30 octobre 1914, Khan a en effet combattu avec son équipe de mitrailleurs contre le redoutable 2e Corps Bavarois. Tous ses camarades étaient déjà tombés et Khan continua à se battre seul jusqu’à ce qu’il tombe, gravement blessé, et que les Allemands le laissent pour mort après leur percée à travers les positions britanniques. Mais pendant la nuit, Khan reprit conscience, se traîna sur près de 500 mètres à travers les lignes ennemies et put ainsi rejoindre son unité, qui tenait toujours le château Mahieu.
Le 7 juin 1917, la route près de Hollebeke fut la dernière cible du 15e bataillon du London Regiment (également connu sous le nom de Prince of Wales Civil Service Rifles). Le régiment avait atteint cet objectif sans trop de difficultés. Encouragée par ce succès, une patrouille dirigée par le sergent Steele et le caporal Freeman décida d'attaquer les fermes suivantes. Mais cela s'avéra être un pas de trop. Les Allemands étaient à l'affût et, en un clin d'œil, Steele et Freeman furent tués, tous deux d'une b***e dans la tête. Les survivants se sont repliés vers la route et s’y sont retranchés.
C’est également à cet endroit que, le jour du lancement de la grande offensive de Passchendaele (31 juillet 1917), l’attaque a été lancée par les troupes du 18e bataillon du King’s Royal Rifle Corps. Malgré un combat acharné, au cours duquel ils perdirent 154 hommes, les Rifles ne parvinrent pas à atteindre leur objectif initial : Fonet Farm, une ferme voisine.
Trou n° 9 : BUNKER SOUTERRAIN
Le tee de ce trou se trouve au sommet d'un bunker allemand souterrain, qui constituait la dernière ligne de défense des positions allemandes, connue sous le nom de « Höhenlinie », (ligne haute). Cette tranchée – appelée « Oak Reserve » par les Britanniques – s'étend sur toute la longueur du 9e fairway. Cette position a été prise par des unités du 7e Régiment de Londres le 7 juin 1917, le premier jour de la bataille de Messines. Le journal de bord du bataillon mentionne que la résistance était plutôt faible, mais qu’un poste de mitrailleuse tenace, probablement celui du bunker en question, n’a pu être réduit au silence que par un seul tir d’artillerie.
Trou n° 10 : BUNKER ALLEMAND
À gauche de ce trou se trouvent les vestiges d'un bunker allemand, connu sous le nom de « Backofen » (Baker’s Oven). C'est à cet endroit que, le 7 juin 1917, le lieutenant Korfer de la 12e compagnie du 61e Régiment d'infanterie allemand tenta de repousser l'avance de la 47e Division de Londres lors de l'ouverture de la bataille de Messines. Korfer et ses mitrailleurs furent repoussés par les troupes du 7e Régiment de Londres, qui avançaient le long de la lisière du bois de Palingbeek (le long des trous n° 2 et 16). Les Allemands durent se replier en direction des anciennes galeries du château, où se trouve aujourd’hui le club-house. Il ne reste aucune trace du lieutenant Korfer.
Trou n° 11 : MONUMENT MAHIEU
C'est dans la seconde moitié du XIXe siècle que le domaine de l'actuel club de golf devint la propriété de la famille Mahieu-Ferry, de riches industriels originaires de la ville voisine d'Armentières (de l'autre côté de la frontière française). En 1901, la famille décida de démolir le château existant, construit en briques rouges, pour le remplacer par un imposant château en pierre blanche. La tradition veut que le colonel Ferry, officier d'état-major dans l'armée française et père de Madame Mahieu, ait déconseillé ce projet à sa fille. « Cet endroit attire la malédiction comme un aimant », disait-il. Sa prédiction se réalisa tragiquement pendant la Grande Guerre de 1914-1918. Il ne resta rien de l’imposant château, à l’exception de quelques ruines. La famille Mahieu elle-même a également beaucoup souffert de cette guerre, car ses deux seuls fils, Auguste et Michel, sont tous deux tombés au combat : Auguste au Bois de Caures en février 1916, Michel abattu dans la Somme en mai 1918. Un monument à la mémoire de ces courageux combattants se dresse à côté du chemin qui longe les tees de ce trou. Après la guerre, le domaine est passé aux mains de la famille Cassell, qui en est restée propriétaire jusqu’à ce que le club de golf le lui rachète en 1988.
Trou n° 12 : CIMETIÈRE D'OAK DUMP (voir la page d'accueil)
« Oak Dump » était un dépôt où étaient entreposés toutes sortes de matériel de guerre, comme des barbelés, des sacs de sable, etc., dont les soldats avaient besoin dans les tranchées. Pendant la majeure partie de la guerre, ce dépôt se trouvait entre la première et la deuxième ligne des Britanniques. C'est lors des grandes batailles de juillet-septembre 1917 que le cimetière a vu le jour ; il abrite les tombes de 109 soldats anglais et de 2 soldats australiens. La plupart de ces victimes ont péri sous le feu des obus et tireurs alors qu’elles tentaient défendre le château, récemment conquis, à la suite des grandes avancées alliées au début de la bataille de Messines. Parmi ces 109 soldats, 59 appartenaient au London Regiment (47e Division). En mars 1918, une position d'artillerie située en face du cimetière fut détruite par une explosion, causant la mort de 7 hommes de la 108e Batterie de siège. Leurs corps ne furent retrouvés qu'en 1927 et furent également inhumés dans ce petit cimetière. Après la guerre, un officier de la cavalerie britannique, tombé à Hollebeke en 1914, a également trouvé sa dernière demeure ici.
Trou n° 13 : TRIANGULAR WOOD
À droite du tee des dames de ce trou, vous apercevrez les vestiges de Triangular Wood, un petit bosquet de forme triangulaire : d'où son nom de guerre. Ce bosquet délimitait approximativement la position de la ligne de front britannique entre novembre 1914 et juin 1917. C'est là qu'eut lieu, le 14 février 1915, un combat bref mais très intense. Une attaque inattendue du 2e Corps Bavarois a entraîné la perte d'une partie de la ligne britannique, dont deux tranchées connues sous les noms de « 0 » et « P ». Immédiatement, le 2e bataillon du régiment du East Surrey a reçu l'ordre de reprendre les positions perdues. Comme les tranchées situées à côté de « 0 » et « P » étaient toujours occupées par les Britanniques, les Surreys n’avaient toutefois en aucun cas le droit d’utiliser leurs armes à feu, de peur de toucher leurs propres camarades. Ils furent donc contraints de partir au combat presque désarmés – à l’exception d’une baïonnette plutôt inutile – face à un ennemi déterminé et bien armé. Poussés par le désespoir, les courageux Anglais gravirent la pente boueuse – au-delà du green du trou n° 12 – pour aller à la rencontre de leur destin. Il en résulta un petit mais brutal carnage : en quelques minutes, les Surreys perdirent 40 hommes et 81 furent blessés. Sur le bataillon fort de 500 hommes, il ne restait plus, à la fin de la journée, que 2 officiers et 25 soldats. Voilà comment se déroula la guerre des tranchées sur le front occidental.
Trou n° 15 : PUITS DE MINE ALLEMAND
La dépression que vous rencontrerez sur le fairway de ce trou (à environ 200 mètres du green) indique l'emplacement d'un puits de mine allemand. On ne sait toujours pas avec certitude si les galeries de ce puits n’ont jamais été utilisées – il s’agissait probablement d’une mesure défensive visant à saper les galeries ennemies. Le sous-sol argileux de cette région constituait un terrain idéal pour la guerre des mines. Cette forme de guerre a atteint son apogée le 7 juin 1917. Ce jour-là, les Britanniques ont lancé leur offensive contre la crête de Messines en faisant exploser une série de 19 mines souterraines entre Hill 60 et le bois de Ploegsteert. 400 tonnes d'explosifs furent utilisées et le bruit fut si violent qu'on l'entendit jusqu'à Londres ! Les cratères causés par une série d'explosions plus modestes en 1915 et 1916 sont encore visibles près dent de St. Eloi (au bout de la rue Eekhofstraat) ainsi qu'à « The Bluff » (à côté du fairway du trou n° 16, sur la rive la plus éloignée du canal Ypres-Comines).
Trou n° 18 : POSTE D'OBSERVATION BRITANNIQUE
Dans la forêt, sur le côté droit de ce trou (après le dog-leg), se trouve un ancien poste d'observation britannique. Il a été construit sur les vestiges de l'impressionnant « White Chateau », après que ce château eut été pris d'assaut le 7 juin 1917 – le premier jour de la bataille de Messines – par les troupes de la 47e Division de Londres. Le relief ondulé est caractéristique de ce type de bunkers britanniques et résulte de l'utilisation de « tôle ondulée » lors du coulage du béton. La petite meurtrière offre une excellente vue sur les anciennes lignes allemandes.
CLUBHOUSE
Le club-house actuel a été construit dans les années 1930 à l'emplacement où se trouvaient autrefois les écuries du château de la famille Mahieu. Ces écuries ont été prises le 7 mai 1917, premier jour de la grande offensive de Messines, par les troupes du 1er Bataillon du London Regiment. À cette occasion, deux officiers allemands et 61 soldats des 61e et 141e Régiments d'infanterie ont été faits prisonniers. Le club-house fut également le théâtre de violents combats pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors de la retraite de l'armée britannique vers Dunkerque, en mai 1940. Le 54e Régiment d'infanterie allemand assiégea le bâtiment et ses défenseurs, les Royal Scot Fusiliers qui durent choisir entre se rendre ou fuir. Une violente bataille à la gr***de eut lieu dans ce qui est aujourd'hui le bar. Plusieurs Écossais périrent lors de leur retraite sur les fairways des trous 1, 10 et 14.