Sabrina entre les lignes

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Sabrina entre les lignes Je mets des mots sur mes maux. J’écris pour comprendre, libérer, réfléchir. Je partage mon expérience humaine… et je normalise les émotions.

J'ai passé ma vie à avoir peurJ'ai passé des années dans la terreurEt si on pensait que jai triché Et si on me soupçonna...
09/29/2026

J'ai passé ma vie à avoir peur
J'ai passé des années dans la terreur
Et si on pensait que jai triché
Et si on me soupçonnait d'avoir copié

Toute ma vie jai aimé la lecture
Alors que pour certain c'est une torture
Pour moi c'est un cocon
Comme revenir à la maison

Au fil des lectures s'est enrichi mon vocabulaire
Loin de moi l'idée de remplacer Molière
J'ai préféré me censurer
Par peur d'être accusée

Des travaux volontairement dévalorisés
Un langage populaire souvent utilisé
Je me suis volontairenent sabotée
Par peur de voir ma paix troublée

Cette peur d'être faussement accusée
Cette peur d'être étiquettée
On n'aime pas les gens qui reussissent bien
Ici, on préfère les crétins

On encourage la médiocrité
On valorise la stupidité
Mais on nous force à être en compétition
Et nous on embarque comme des cons

D'un côté il y a ceux qui ont la facilité
De l'autre ceux qui ont trop de difficultés
Au centre, ceux qui sont populaires
Sans se forcer ils arrivent à plaire

Jai appris tôt à me rapetisser
A me censurer pour ne pas déranger
Ne pas sortir du moule
Avancer avec la foule

Mais est-ce ça la vie
Exister sans faire de bruit
Effacer son unicité
Pour entrer dans le moule carré

Aujourd'hui, je revendique le droit d'être cultivée
J'ai envie d'utiliser les mots pour m'amuser
Écrire des paroles que je pourrai chanter
Utiliser ce talent que jai caché

Le manque de confiance continue de me hanter
La peur ne cesse de me tourmenter
Mais ma voix a le droit d'exister
Et je veux créer sans avoir peur du bûcher

Sabrina 🖤💚🖤

09/28/2026

J'ai toujours aimé composer des chansons avec mon piano ou ma guitare. J'aime faire des rimes, de la poésie. Créer du rythme.

Et comme l'algorithme ne me donne plus de vues parce que je manque d'assiduité... pourquoi ne pas publier n'importe quoi 🤷‍♀️

Voici un texte que jai écris pendant une nuit blanche.
________

La nuit tombe sur moi comme un linceul
La mort dans l'âme j'avance seule
Prise dans un cercle sans fin
Jai mal peu importe le chemin

Pendant des années mon corps a enduré
Pendant des années, j'ai refusé de l'écouter
Avais-je le choix de toute façon ?
Elle est ironique la vie que nous vivons.

Quand le monde s'est effondré, ceux en qui je croyais m'ont abandonnée.
La justice, notre société tout le monde s'est laissée acheter
Les plus fortunés vont toujours nous dominer.

Cette nuit est blanche malgré sa noirceur
Douloureusement, encore une fois s'est insinuée la peur
Le passé se mélange au présent
Des milliers de conversations que je reprends

Des moments que j'aimerais oublier
Ce courage qui ma souvent manqué
La trahison qui m'a brisée
Cette vie qu'on m'a volée.

Je ne comprendrai jamais le pourquoi
Encore moins le comment
Mais jai l'âme à vif pleine d'autrefois
Et le coeur en morceaux, rempli de restants

Ce pourquoi je me suis battue n'a plus sa légitimité
Je ne sais plus si jai envie de continuer
Peut-être qu'il est temps de faire une pause
De m'offrir ce repos que jamais je n'ose

Un moment ou deux
Juste un peu
Du temps pour sourire
Juste assez pour guérir

Sabrina entre les lignes 🖤💚🖤

09/27/2026

Je suis triste de cette polémique à propos de l'auteur noir qui est accusé d'avoir utilisé l'IA.

Un roman qui a traversé toute la chaîne éditoriale (comités de lecture, correcteurs, éditeurs, jurys de prix) et qui a reçu des validations professionnelles massives.

Si ç'avait été un auteur blanc au parcours similaire, est-ce qu'on aurait scruté son intégrité ou sa légitimité avec la même intensité ?

J'écris mon roman depuis un an. Je l'écris moi-même, mes expressions, mes figures de styles, mes métaphores...

Mais maintenant, un auteur aura toujours le risque d'être brûlé sur le bucher des réseaux sociaux parce qu'une IA dit qu'un texte est écrit par une IA ?

Vraiment ?

Et ceux qui utilisent un porte-plume ou "ghostwriter" pour s'approprier le crédit ?

Ça m'enlève le goût d'être publiée un jour. Je ne crois pas que j'aurais les reins assez solides.

Ou je me remettrai à la poésie, l'IA est nulle dans ce domaine. Elle ne sait pas créer du rythme. Elle ne fait pas de belles images... du moins, elle ne m'a jamais été utile pour composer une chanson.

Bref, c'est mon point du jour.

🖤💚🖤

Pourquoi Sabrina entre les lignes ... parce que ma couleur préférée c'est rayé noir et blanc. Mon père dit que c'est une...
09/26/2026

Pourquoi Sabrina entre les lignes ... parce que ma couleur préférée c'est rayé noir et blanc.

Mon père dit que c'est une obsession.

T'en pense quoi ? 🤣

Sabrina f***e des lignes 🖤🤍🖤

Ces temps-ci, ​je ressens beaucoup de culpabilité. Je me dis que j'aurais dû m'arrêter plus tôt au lieu de continuer en ...
09/24/2026

Ces temps-ci, ​je ressens beaucoup de culpabilité.

Je me dis que j'aurais dû m'arrêter plus tôt au lieu de continuer en tenant mes morceaux avec du duck tape, et en ignorant les signaux de mon corps.

​Je me dis que j'aurais dû savoir que j'étais encore en dépression, mais que je continuais par peur de revivre ce qui m'avait mise dans cet état.

​Je me dis que j'aurais pu prendre plus de temps pour guérir entre chaque arrêt de travail au lieu de chercher un "meilleur travail" qui ne me mettrait pas en burn out.

​Je me dis plein de choses... mais au final, rien de ce que je dis ne mérite que je me tape sur la tête.

​J'ai fait de mon mieux avec les outils que j'avais et aujourd'hui, mon corps dit stop parce que ma tête ne voulait pas arrêter.

​Ironiquement, j'ai pleuré cette semaine en disant que je ne savais pas être malade... je ne savais pas comment accepter de ne rien faire, comment ne pas trop me plaindre, comment ne pas devenir la personne qu'on ne va plus voir parce qu'elle est toujours malade... et je ne sais pas comment continuer à faire semblant que je vais bien.

​C'est fou de voir que même au bout du rouleau, je me soucie encore des autres, de leur opinion... et que je perçois encore ma valeur dans ma capacité à faire plutôt qu'à être.

​J'ai aussi appris cette semaine que ce n'est pas la taille de l'entreprise qui fait l'humanité, mais les humains qui la gèrent.

​Bref, même si j'ai l'impression que mon monde s'effondre... je sais une chose : je ne me suis pas rendue jusqu'ici parce que j'étais faible ou paresseuse. J'ai juste essayé trop longtemps d'être forte... parce que j'ai associé demander de l'aide avec risquer de perdre encore mes enfants.

​Alors si j'ai un conseil à donner... n'attends pas que ton corps lâche pour t'arrêter. Tu n’as qu'un seul corps, une seule santé... et ta valeur ne se mesure pas à ta capacité à t'oublier pour performer.

Sabrina 🖤💚🖤

J’ai perdu 18 livres en deux mois.Je sais que, vu de l’extérieur, ça peut sembler être une bonne nouvelle. On m’a même d...
09/20/2026

J’ai perdu 18 livres en deux mois.

Je sais que, vu de l’extérieur, ça peut sembler être une bonne nouvelle. On m’a même dit récemment que ça me faisait du bien, que je devais voir le positif. J’ai même eu le : je suis jalouse de ta perte de poids.

Je comprends. On vit dans une société où la perte de poids est tellement associée à la réussite, à la beauté et à la santé qu’on finit par oublier une chose essentielle : on ne sait pas toujours pourquoi quelqu’un maigri. Même moi, par moment, j'arrive à me convaincre que c'est bien cette perte de poids.

Mais dans mon cas, ce n’est pas le résultat d’un régime, d’une nouvelle discipline ou d’un objectif que je me serais fixé : je suis malade.

Depuis un moment, manger est devenu extrêmement difficile. Mon corps refuse la nourriture. Je mange de minuscules portions et je termine parfois avec des douleurs atroces à l’estomac... et je suis prise dans le cercle vicieux de : manger, avoir mal, avoir peur de manger parce que j'ai pas envie d'avoir mal... et je ne ressens plus vraiment les signaux de faim.

Alors non, je ne me sens pas chanceuse d’avoir perdu du poids. Je donnerais beaucoup pour retrouver un corps qui accepte simplement de manger sans me faire souffrir.

C’est ça qui me frappe dans notre obsession collective de la minceur. On regarde le chiffre sur la balance, la silhouette qui change, les vêtements qui deviennent trop grands… et on oublie complètement la personne qui habite ce corps.

Il y a des gens dits ronds ou gros qui ont une condition physique incroyable, qui bougent, qui font du sport, qui jardinent, qui ont une énergie débordante, mais qu'on juge et qu'on rabaisse à cause de préjugés stupides. Et à l'inverse, on peut se retrouver cloué au lit, incapable de se tenir debout comme moi en ce moment, à dépérir de l'intérieur, mais à recevoir des compliments juste parce que le corps a fondu à cause de la maladie.

Un corps qui maigrit n’est pas nécessairement un corps qui va mieux ou un corps en santé. Parfois, c'est un corps qui est en train de demander de l’aide.

Alors avant de dire à quelqu’un qu’il a parait mieux parce qu’il a perdu du poids, peut-être qu’on pourrait simplement lui demander comment il va.

Et surtout, la souffrance d’une personne ne devient pas une bonne nouvelle simplement parce qu’elle correspond maintenant aux standards de beauté de notre société.

Sabrina entre les lignes 🖤🤍🖤

09/19/2026

Je pensais vous écrire quelque chose ce soir. Jai l'impression d'avoir laissé tombé ma page depuis un moment.

J’avais commencé un long texte pour expliquer ce qui m’arrive, pourquoi je suis rendue là et pourquoi mon corps a finalement dit stop.

Mais honnêtement, je suis à bout.

Je n’ai pas l’énergie de transformer ce que je vis en beau texte ni de trouver les bons mots.

Je vais juste prendre soin de moi pour l’instant.

Je reviendrai quand j’aurai un peu plus de souffle. 🖤🤍🖤

Aujourd’hui, mes émotions sont mitigées...Tout d’abord, je suis triste.Triste d’avoir dû payer de ma poche, en pigeant d...
09/17/2026

Aujourd’hui, mes émotions sont mitigées...

Tout d’abord, je suis triste.

Triste d’avoir dû payer de ma poche, en pigeant dans mes REER, puisque je suis sans revenus depuis avril, pour qu’enfin un médecin me voie, m’écoute et me valide.

Triste d’avoir du payer pour avoir droit à une professionnelle qui éprouvait une réelle empathie, qui avait le temps de m’écouter, et avec qui j’étais enfin une personne importante.

Je suis triste de savoir qu’on paie déjà chèrement notre système de santé, mais qu’il est devenu presque impossible d’obtenir un service humain en dix minutes. Comment voir l'ensemble du portrait si on ne peut que parler d'un problème à la fois? En changeant de médecin à chaque fois... 🤔

Comment peut-on se sentir important quand le médecin est déjà debout, la main sur la poignée, à moitié en train de t’écouter parce que sa tête est déjà avec le prochain patient?

Je suis triste de n’avoir jamais pu choisir mon médecin et d’avoir dû endurer quelqu’un qui manquait cruellement d’humanité et de jugement pendant dix ans, simplement parce que la peur de me retrouver sans médecin était encore plus grande.

Je suis triste de ne pas avoir eu le courage d’aller au privé plus tôt.

Et ça m’a fait penser à tous ces influenceurs qui nous répètent :

Tu paies un café par semaine. Une manucure par mois. Imagine si tu investissais en toi. Paie-toi mon programme!

Les médecins au privé devraient faire ça. 😅

Parce que pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression d’investir sur moi.

Pour vrai.

Pas dans une crème ou dans une formation miracle. Pas dans quelque chose qui promet de me rendre meilleure.

Dans ma santé. Dans ma capacité à fonctionner, et dans le fait d’être enfin écoutée par quelqu’un qui prend le temps de regarder l’ensemble du casse-tête.

Et ça me fait quelque chose de réaliser que, dans notre système actuel, être entendue est devenu un luxe que je dois payer avec mes économies.

C’est peut-être ça qui me rend le plus triste.

Mais, pour la première fois depuis longtemps, j’ai aussi l’impression de me choisir.

Et ça... ça fait du bien. ❤️‍🩹

Sabrina entre les lignes 🖤💚🖤

L’histoire médicale a un drôle de passé avec les femmes.Pendant longtemps, quand on ne comprenait pas ce qui se passait ...
09/10/2026

L’histoire médicale a un drôle de passé avec les femmes.

Pendant longtemps, quand on ne comprenait pas ce qui se passait dans notre corps, on avait une explication toute faite : c'est l'utérus. On appelait ça l’hystérie. Le mot vient lui-même du grec hystera, qui signifie utérus, parce qu’on croyait que celui-ci était à l’origine du problème.

On allait même jusqu’à utiliser des massages génitaux et certains appareils pour tenter de traiter ce qu’on appelait cette "maladie", qui était surtout associée aux femmes.

Aujourd’hui, le mot a changé, mais parfois, j’ai l’impression que le réflexe, lui, n’est pas complètement disparu. Maintenant on dit : c’est probablement de l’anxiété.

Et oui, l’anxiété existe. Elle peut provoquer de vrais symptômes et elle peut même faire très mal et ruiner une vie.

Mais elle ne devrait pas devenir la réponse automatique chaque fois qu’un symptôme ne rentre pas facilement dans une case, parce qu’à force de chercher l’explication dans notre tête, on finit parfois par ne plus écouter ce que notre corps essaie de nous dire.

Alors oui, je veux croire en mon médecin, mais je crois en moi d'abord. Je connais mon corps. Je sais ce qu’est une crise d’angoisse. Et je sais aussi quand quelque chose ne ressemble pas à ça.

Faire confiance à son médecin ne devrait jamais vouloir dire cesser de se faire confiance.

Sabrina entre les lignes 🖤💚🖤

J'ai longtemps cru que j'avais le détecteur de bu****it brisé. Mais il y a un autre mot pour ce que je ressens. Un vrai ...
09/06/2026

J'ai longtemps cru que j'avais le détecteur de bu****it brisé. Mais il y a un autre mot pour ce que je ressens. Un vrai terme sociologique : l’anomie.

Imaginez que vous jouez à un jeu de société, mais que le monde se met soudainement à inventer ses propres règles ou que les règles de la boîte s'effacent. Le jeu devient impossible, frustrant et absurde. L'anomie, c'est exactement cela, mais à l'échelle de la vraie vie.

Comme vous le savez, je lis Ivan Illich ces temps-ci et j'ai parfois l'impression de lire quelqu'un qui met enfin des mots sur des choses que j'observe depuis des années. Dans les garderies, dans les hôpitaux, dans les écoles. Dans notre façon de travailler, de consommer et de prendre soin des gens.

J'ai longtemps cru qu'en travaillant avec les enfants, je trouverais un endroit humain. Quand j'étais en milieu familial, c'était doux et respectueux du rythme de tout le monde.

Et j'ai été travailler en installation et en milieu scolaire. J'ai vu des éducatrices et des enseignantes épuisées et impatientes, des enfants qui ne veulent plus aller à la garderie ou à l'école parce que l'institution n'est plus au service de l'humain, mais l'humain doit s'adapter à l'institution.

Au diable le rythme de chacun, on fait tous la sieste de 12 h 30 à 14 h 30 même si tu as 4 ans et que tu ne dors plus en après-midi depuis un an. On s'en fout que tu ne sois pas capable de te tenir debout avec ton habit de neige, que tu pleures pendant 30 minutes et que tes bottes ne tiennent pas dans tes pieds, les sorties sont obligatoires chaque jour. Ton éducatrice a des comportements répréhensibles ? On ne peut pas la virer, elle a son diplôme et on doit respecter le ratio 1 diplôme pour 3 non-diplômées...

Je suis rendue à la moitié de ma vie, et souvent, j'ai peur de finir dans un CHSLD (centre hospitalier de soins de longue durée) où l'humanité semble avoir disparu au service de la productivité et de la rentabilité.

J'ai aussi réalisé a quel point le système est brisé devant le système de justice, dans une histoire de violence post séparation et de harcèlement. Une institution qui est censée protéger et rendre justice, mais où je n’ai même pas pu me défendre, simplement parce que je n’en avais plus les moyens financiers... Me représenter seule alors que j’étais en dépression majeure? Impossible.

Encore une fois, l’humain doit s’adapter à l’institution, à ses règles et à ses exigences financières et ça me semble profondément absurde.

Et plus j'observe, plus j'ai de la difficulté à faire semblant que tout ça est normal. En fait, je n'y arrive pas. Ça fait des années que j'essaie.

On nous demande de nous adapter, de performer, de fonctionner... et surtout de consommer. Et lorsque notre corps ou notre esprit finit par dire non, c'est souvent nous qu'il faudrait réparer.

Aujourd'hui, l'idée de retourner dans ce monde-là me terrifie. Parfois, j'ai même l'impression que mon corps me garde malade pour me protéger de l'extérieur. Et je me demande si je suis la seule à ressentir ce décalage.

Cette impression d'être devenue incapable de trouver ma place dans un monde où tant de choses me semblent profondément absurdes.

Je ne cherche pas nécessairement des gens qui pensent comme moi. Je cherche des gens qui ressentent comme moi.

Des gens qui ont parfois l'impression d'étouffer dans cette obligation constante de fonctionner, de produire, de consommer et de s'adapter.

Des gens qui se demandent eux aussi : « Est-ce que c'est moi qui ne fonctionne plus… ou est-ce que quelque chose ne fonctionne vraiment plus autour de moi ? »

Peut-être que mon détecteur de bu****it n'est pas brisé. Peut-être qu'il fonctionne encore très bien... mais c'est quand même moi qui dois faire de la thérapie et prendre de la médication pour m'adapter.

Sabrina entre les lignes 💚🖤💚

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Saint Georges De Beauce, QC

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